Flash-Forward

Après leur rencontre en 1997 aux ateliers de Belleville,
Dom et Karim se retrouvent aujourd’hui pour une exposition
commune de leurs photographies noir et blanc et couleur,
sur toile et sur papier à la Galerie 59.
Les deux photographes vous proposent une déambulation à travers
20 ans de regards immortalisés à Paris et ailleurs, exposés dans la
mythique galerie d’art du 59 RIVOLI.
L’exposition FLASH FORWARD vous attend du 3 au 15 novembre de
13h à 20h (fermeture le lundi 9 novembre).

  • Du mardi 3 au dimanche 15 novembre 2020
    59 Rue de Rivoli, Paris 1er, de 13h à 20h sauf le lundi.

Vernissage mardi 3 novembre à partir de 18h

Evénement facebook


KARIM BONNET
OU LA PHOTOGRAPHIE COMME REGARD ABSENT
Karim Michel Serge Bonnet, photographe de 49 ans vit à Paris. Il
fait ses premiers pas de photographe dans le cadre familial entre
un Rolleiflex et un Durst que sa mère utilisait.
A huit ans, il développe ses premiers noir et blanc. A vingt ans, il
achète son premier appareil un Rolleicord.
Pendant ses études, et plus tard, son activité de styliste de mode, la
photographie a toujours été une pratique régulière lui permettant
de progresser dans la prise de vue et le développement.
Nicéphore Nièpce est toujours son photographe de référence.
Les premières photos de nu datent de 1993, sa compagne Annika
étant son modèle.
Puis au début des années 2000, sa profession de créateur de mode
l’amène à côtoyer des mannequins dont certains l’ont inspiré pour
ses interprétations référencées.
Depuis ses premières épreuves, il est toujours resté dans la démarche
de faire poser ses modèles dans un contexte semblable à celui d’un
peintre au début du vingtième siècle.
Si la femme arrive en conclusion de La Création Divine, alors la
photographie, elle, est là pour l’éterniser.

DOM GARCIA est né en 1961. Après une enfance en banlieue sud de Paris et des études aux Arts Appliqués, il apprend l’informatique avec son
frère, il sera un des premiers illustrateurs à utiliser l’ordinateur. Il travaille
comme graphiste télématique (le minitel), puis devient infographiste et
D.A. pour la presse et le web (Libération, Bauer Presse, Bayard). Il s’initie parallèlement à la photographie en autodidacte. Il est également un
des acteurs de la scène underground graphique sous le pseudonyme de
Dom Tom. Avec Veuve Clito, il crée les éditions Sortie du Zine. Ils éditeront une quarantaine de graphzines dont Ivres d’images qui retrace
l’histoire de la production graphique underground des années 80-90.
En 2000, La naissance de la photographie numérique lui permet enfin de réunir son attirance des pixels et sa passion de l’image fixe.
Il travaille sur plusieurs sujets : les villes (Paris, Marseille, Berlin,
La Havane, Palerme, Barcelone, Tokyo), les portraits d’immeubles
(Lego Buildings et Neon Buildings), sa série de portraits composée
de personnages croisés dans les milieux artistiques alternatifs de
Paris : Name Dropping, une déclaration d’amour aux créatures aussi
belles que monstrueuses qu’il rencontre dans les nuits parisiennes.
Enfin les natures mortes du macadam, sa série Bitumes, Une archéologie urbaine des multiples traces que nous laissons sur le
sol. Pour cette exposition, il présentera une série inédite intitulée
Fleurs éternelles.
Le travail de Dom Garcia, que j’ai connu tour à tour peintre, dessinateur,
infographe, photographe, tout au long des deux dernières décennies,
s’inscrit toujours avec le même respect de la figure et la même exigence
de la tension, révélant avec une constante et virulente élégance la précarité d’un « état des choses ». « Bitume », tout en concentrant le théâtre
social de la rue en des stigmates écorchés, nous rappelle à notre devoir de
résistance contre le laminage identitaire, la compression des êtres sous
les hordes des omnipotences aveuglées.
Pierre-François Moreau, écrivain, critique d’art.