Francesco Bouhbal

« Tout part de la matière. Couleurs primaires posées devant l’ouvrage. Et puis le mouvement. Coups de brosse. De pinceau. La peinture est posée frottée pressée étalée projetée. Tout se bouscule. Jus de couleur. Amalgame de pigments. Et soudain de ce bouillon de formes et de couleurs surgissent des traces d’humanité. Un visage se modèle. Un corps se profile. L’être tout crû dans ses proportions. Ses expressions. Multiples. Animales. Recouvertes par la peinture ou découvertes par elle.
Improvisation sans croquis. Énergie de modeler la matière et d’en extraire une histoire et des personnages qui vous observent.
Qui regarde qui ?

Ma peinture n’est pas conceptuelle. La matière, le mouvement, le processus de création, et le tangible doivent prévaloir. Passerelles pour l’émotion, les sens et l’imaginaire. »